La Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes (CREQC) est fière de s’associer à la parution du livre : Laïcité et valeurs québécoises ; Les sources d’une controverse. L’ouvrage de Guillaume Lamy est le 21e titre de la collection Débats.
Quelques mots sur l’auteur :
Fondateur de l’Initiative pour la diffusion des Essais, Biographies et Collectifs, Guillaume Lamy anime Les publications universitaires à l’antenne du Canal Savoir depuis 2010. Journaliste de la recherche universitaire et chercheur indépendant, il a complété une maîtrise en sociologie à l’UQAM sous la direction du professeur Jacques Beauchemin et s’intéresse aux controverses idéologiques et scientifiques.
Extrait
Depuis les années 2000, plusieurs cas médiatiques et juridiques à saveur religieuse ont retenu l’attention au Québec. D’abord, en juin 2001, la Cour supérieure du Québec a confirmé la légalité des érouvs installés dans les rues d’Outremont qui servent, selon la coutume, à étendre symboliquement le domaine privé permettant aux Juifs de sortir de chez eux lors du sabbat et d’autres fêtes judaïques. Ensuite, en 2004, un arrêt de la Cour suprême du Canada a autorisé l’installation de souccahs sur les balcons dans Outremont, malgré l’interdiction municipale qui s’appliquait jusque-là. D’autre part, en 2006, on assistait au renversement de la décision de la Cour d’appel du Québec par la Cour suprême du Canada d’interdire le port du kirpan dans une école. À ceci s’ajoute la tornade médiatique générée, aussi en 2006, par la recommandation de l’ancienne procureure générale de l’Ontario, Marion Boyd, d’instaurer des tribunaux d’arbitrage familial fondés sur le droit musulman dans cette province. Même si cela concernait une juridiction ontarienne, cela a mené à une motion entérinée à l’unanimité et sans débat à l’Assemblée nationale du Québec contre l’éventuelle “implantation des tribunaux dits islamiques au Québec et au Canada”. Alors que le sujet des jugements à saveur religieuse commençait à susciter de plus en plus de critiques, on ramena au cœur des discussions l’autorisation, accordée en 1990, du port du turban sikh à des membres de la Gendarmerie royale du Canada, ce qui entraîna la modification du règlement lié à l’uniforme de service.
Voir en ligne : https://www.quebec-amerique.com/liv…

